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 OCTOBRE 2007 (le 01/10/2007 à 21h57)

Bref historique Nous sommes à la base un groupe de copains qui participons en tant que simples festayres, à toutes les ferias de l’été. C’est en août 2003, en rentrant des célèbres ferias de DAX que l’idée de créer notre propre Peña traversa le cerveau enivré de celui qui allait devenir notre premier président : Julien BIGNALET.
L’idée se concrétisa la saison suivante, fin juillet 2004.
L’activité est restée en stand-by pendant quelques temps et en août 2006, nous avons décidé de dynamiser notre Peña en créant une banda et en espérant participer à un maximum d’évènements.Pourqoi les sacoches ???Tout le monde sait à quoi sert une sacoche… nous on se contente d’y mettre des breuvages divers et variés, du sauciflard et du patouze, sauf qu’ici, les sacoches c’est NOUS  !!! Il nous arrive en fin de soirée de ramener nos collègues en les portant comme des Sacoches, il existe encore bien d’autres anecdotes qui pourraient justifier ce nom, rejoignez-nous et vous verrezMais, où qu'on est ?? Nous sommes quasiment tous originaires de Pau (prononcé Pahu), petite bourgade pyrénéenne ...

 

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 LA CORRIDA (le 28/04/2007 à 11h36)
Présentation
Mithra et le taureau  (scène de tauromachie, entre 168 et 256 ap. J.C)
Mithra et le taureau (scène de tauromachie, entre 168 et 256 ap. J.C)

Les « jeux taurins », éventuellement la mise à mort du taureau en public dans la corrida, sont sans doute une survivance des sacrifices d'animaux qui ont été si importants dans les cultures primitives.

Dans le langage courant, corrida désigne de nos jours la course de taureaux telle qu’elle se pratique principalement en Espagne. Au cours d’une corrida, six taureaux (le plus généralement) sont combattus et mis à mort par des matadors aidés de peones et de picadors

Au Portugal, la mise à mort en public est en principe interdite. Elle n’est effectuée que dans quelques communes, notamment à Barrancos ; ailleurs, la mise à mort est effectuée après le retour du taureau au toril.

La corrida est pratiquée sous une forme « édulcorée », sans picadors, sans banderilles et sans mise à mort, dans certains états des États-Unis, notamment la Californie et le Nouveau-Mexique.

Déroulement d'une corrida

Le sorteo

Le jour même de la corrida, à midi, a lieu le sorteo, répartition des taureaux entre les matadors par un tirage au sort. Le sorteo est fait en présence du président de la corrida et d’un représentant de chacun des trois matadors. Préalablement au sorteo, les représentants des matadors inspectent les taureaux, puis ils forment les lots en essayant de répartir les taureaux le plus équitablement possible en fonction de leurs facilités ou difficultés supposées. Les numéros des taureaux sont inscrits par paires sur de petits papiers (traditionnellement du papier à cigarettes) par le représentant du plus ancien des matadors ; les papiers sont ensuite roulés en boule par le représentant du matador le plus jeune, puis mis dans le chapeau du mayoral recouvert d’un journal. Chacun tire alors une boule par ordre d’ancienneté, le représentant du matador le plus ancien en premier.

Une fois déterminé le lot de chaque matador, c’est celui-ci qui décidera de l’ordre de sortie des deux taureaux qui lui ont été attribués.

Jusque vers la fin du XIXe siècle, il n’y avait pas de sorteo : l’ordre de sortie était déterminé par l’éleveur lui-même. Les éleveurs avaient pris l’habitude de faire sortir en cinquième position celui des taureaux dont ils pensaient qu’il serait le meilleur, d’où le dicton « No hay quinto malo ». (« Il n’y a pas de mauvais cinquième ».) Luis Mazzantini et Antonio Reverte imposeront ce tirage au sort : ils accusaient les éleveurs de favoriser « Guerrita ».

L’apartado

Une fois le tirage au sort effectué, a lieu l’apartado : les taureaux sont séparés les uns des autres et placés un à un dans les chiqueros, cellules obscures d’environ trois mètres sur deux, dans lesquelles ils attendent l’heure de la corrida afin de pouvoir être lâchés dans l’arène au moment voulu.

A las cinco de la tarde

« En Espagne, la seule chose qui commence à l’heure, c’est la corrida ».

Le paseo

Fin du paseo
Fin du paseo

La corrida commence par un défilé de tous les participants : le paseo (ou paseíllo). À l’heure prévue, le président présente un mouchoir blanc ; aux accents d’un paso doble le cortège s’ébranle, précédé par les alguaziles (ou alguacilillos). Viennent au premier rang les trois matadors, classés par ordre d’ancienneté : à gauche (dans le sens de la marche) le plus ancien, à droite le deuxième d’ancienneté, au milieu le moins ancien. Si un torero se présente pour la première fois dans la « plaza », il avance tête nue, sinon il est coiffé du chapeau traditionnel la « montera ». Derrière suivent les peones, également classés par ancienneté, puis les picadors, eux aussi classés selon l’ancienneté.

Viennent ensuite les areneros ou monosabios, employés des arènes qui ont pour fonction de remettre en état la piste entre chaque taureau.

Vient enfin le train d’arrastre attelage de mules chargé de traîner la dépouille du taureau hors de l’arène.

La lidia

Puis vient l’heure du combat, en espagnol « lidia ».

Une corrida formelle comprend en principe la lidia de six taureaux. Pour chacun d'entre eux, la lidia se déroule selon protocole immuable. Ce protocole est décomposé en trois parties, appelées tercios.

Premier tercio : le tercio de pique

Sortie du taureau
Début de la lidia : le capote
Début de la lidia : le capote

Après la sortie du taureau, le matador, et ses peones effectuent des passes de capote, pièce de toile généralement de couleur lie de vin à l’extérieur et jaune à l’intérieur, qui sert de leurre. Ces premières passes de capote permettent au matador d’évaluer le comportement du taureau.

Pour aider leur matador à évaluer le comportement du taureau, les peones appellent celui-ci à tour de rôle et l’attirer vers les différents points de l’arène, l’incitant à aller au bout de sa charge. Puis le matador effectue lui-même quelques passes de capote afin de compléter son étude du taureau.

Il existe une multitude de passes de capote. La plus fréquente, la plus simple et généralement considérée comme la plus belle, est la véronique (espagnol : veronica) dans laquelle le torero présente le capote tenu à deux mains, face au taureau, en faisant un geste similaire à celui que, selon l’imagerie traditionnelle, fit sainte Véronique en essuyant le visage du Christ en route pour le Calvaire. Il existe également la demi-véronique (espagnol : media-veronica) inventée par Juan Belmonte (qui prétendit un jour l’avoir créée « car j’avais la flemme de faire l’autre moitié »), la chicuelina (inventée par « Chicuelo »), la gaonera (inventée par Rodolfo Gaona), la mariposa (« papillon »),

Entrée des picadors
Picador
Picador

Autrefois, le picador était le principal héros de la corrida, le plus attendu des toreros ; les toreros à pied n’étaient que ses aides. Ce n’est que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle qu’il a commencé à perdre sa suprématie, pour devenir au milieu du XIXe un subalterne du matador.

Le rôle du picador est de tester la bravoure du taureau à l'aide de sa pique, lance en bois de hêtre de 2,60 mètres de long terminée par une pointe d’acier : la puya.

En principe, il est appliqué deux piques minimum (il n’y a pas de maximum), mais en cas de taureau faible, le président peut réduire ce nombre à une seule. Lorsque par chance, le taureau fait preuve d’une bravoure exceptionnelle, une pique supplémentaire est parfois donnée avec le regatón : le picador prend sa pique à l’envers, et « pique » avec l’extrémité du manche, le regatón, et non avec la puya.

Deuxième tercio : le tercio de banderilles

Banderillero
Banderillero

Le deuxième tercio consiste à poser les banderilles (espagnol : banderillas), bâtons d'environ 80 cm de long, terminés par un harpon et recouverts de papier de couleur.

Les banderilles sont généralement posées par les peones , mais certains matadors les posent eux-mêmes.

En principe, il est posé trois paires de banderilles. Toutefois, le président de la course peut décider d’en réduire le nombre ; le matador peut demander au président l’autorisation que soit posée une quatrième.

Troisième tercio : le tercio de mise à mort

La faena de muleta

La faena de muleta est le travail à pied du matador à l'aide d'un leurre en tissu rouge, la muleta. La faena de muleta prépare le taureau à la mort.

Faena de muleta
Faena de muleta

À l’origine, la faena de muleta se limitait à quatre ou cinq passes ; aujourd’hui, le matador qui en ferait si peu déclencherait une énorme bronca. Tout comme celles de capote, les passes de muleta sont innombrables. Les principales sont les suivantes :

  • La « naturelle » (espagnol : natural). La muleta est tenue dans la main gauche, le taureau chargeant depuis la droite du matador.
  • La « passe de poitrine » (espagnol : pase de pecho ou tout simplement pecho). La muleta est tenue dans la main gauche, le taureau chargeant depuis la gauche du matador.
  • Le « derechazo » (mot espagnol signifiant « de la droite »). La muleta est tenue dans la main droite et agrandie à l’aide de l’épée tenue elle aussi dans la main droite, le taureau arrivant de la gauche du matador. C’est donc, en quelque sorte, une « naturelle à l’envers ».
  • La « passe de poitrine de la droite ». De même que le derechazo est une « naturelle à l’envers », la passe de poitrine de la droite est une « passe de poitrine à l’envers ».
  • Les « passes aidées ». La muleta tenue dans la main gauche est soutenue et agrandie à l’aide de l’épée tenue dans la main droite. L’exécution se rapproche de celle de la naturelle ; on peut également faire des passes de poitrine aidées.
  • Plus encore d’autres : la bandera (« drapeau »), le molinete (« moulinet »), l’« orticina » (inventée par Pepe Ortiz), la « manoletina » (attribuée à « Manolete »), etc.

L’estocade
Matador se préparant à l'estocade
Matador se préparant à l'estocade

Ce tercio se termine par l’estocade à l’aide de l'épée.

Le descabello

Parfois, après l’estocade, le taureau tarde à s’écrouler. Le matador doit alors descabellar : il plante une épée spéciale (verdugo) entre la base du crâne et le début de la colonne vertébrale, au même endroit que celui où le puntillero plantera sa puntilla.

La puntilla

Après l’estocade (et éventuellement après le descabello), le coup de grâce est donné par l’un des peones (appelé puntillero) à l’aide d’une puntilla, poignard à lame courte et large, plantée entre la base du crâne et le début de la colonne vertébrale, afin de détruire le cervelet et le début de la moelle épinière.

Appréciation d’une corrida par le public

Parmi les éléments qui permettront d'évaluer le spectacle on trouve traditionnellement :

  • Le courage de l'homme : le matador prend des risques (même si les accidents mortels restent peu nombreux) et doit affronter sans fléchir un animal dont la force est considérable, même si le combat et les picadors ont affaibli - dans une certaine mesure - le taureau.
  • La bravoure de l'animal : le taureau de combat appartient à une espèce spécialement sélectionnée pour son agressivité et pour sa bravoure ; sa charge et sa volonté de combattre tout adversaire sont appréciées.
  • L'autorité de l'homme sur l'animal : les aficionados apprécient la capacité du matador à dicter sa volonté au taureau en lui imposant ses charges et en l’amenant à suivre aveuglément le leurre.
  • L'élégance : les passes de capote et de muleta sont des mouvements très codifiés.
  • L'efficacité : une mise à mort « approximative » peut facilement dégrader un spectacle par ailleurs bien mené. Il faut toutefois préciser que, comme dans bien d’autres domaines, la manière compte plus que le résultat. Une tentative d’estocade sincère, faite en respectant les canons, mais ratée car la pointe de l’épée a buté sur l’omoplate, sera applaudie ; une épée pénétrant jusqu’à la garde à la suite d’une estocade faite en violation de tous les principes sera condamnée.

Les récompenses

S’ils ont apprécié la prestation du matador, les spectateurs réclament au président que lui soient accordées une, voire deux oreilles, et même deux oreilles et la queue. Pour ce faire, ils doivent agiter un mouchoir blanc, mais l’expérience montre que nombre de spectateurs (surtout en France) se contentent de crier, siffler ou applaudir. Le président accorde une oreille, deux oreilles, deux oreilles et la queue en présentant un, deux ou trois mouchoirs blancs. Les trophées sont coupés sous la surveillance de l’alguazil qui les remettra au matador après que la dépouille du taureau ait été tirée hors de la piste. Il ne reste plus au matador qu’à faire une vuelta al ruedo : il fait le tour de la piste en longeant la barrière et salue le public ; les spectateurs les plus enthousiastes lui envoient des bouquets de fleurs, des cigares, leur chapeau, leur foulard etc. Le matador garde les fleurs et les cigares, et renvoie les chapeaux, foulards, etc., à leur propriétaire.

Si aucune oreille n’a été accordée, le public pourra toutefois, par ses applaudissements nourris et répétés, demander au matador de « saluer à la barrière » (le matador entre en piste et salue le public en restant à proximité de la barrière), de saluer « au tiers » (le matador s’avance à mi-chemin de la barrière et du centre de la piste), de saluer « au centre » (le matador salue en s’avançant jusqu’au centre de la piste), voire de faire une « vuelta al ruedo ».

Si la prestation du matador a été fort peu appréciée, elle peut entraîner une bronca : les spectateurs mécontents crient, sifflent, et il peut même arriver que certains jettent des bouteilles sur la piste. (Un tel geste est largement condamné par les aficionados.) Parfois la réaction est pire pour le matador que la plus forte des broncas : le silence.

Si le taureau a été exceptionnellement bon, le président pourra lui accorder à lui aussi une vuelta al ruedo en présentant un mouchoir bleu. Et s’il a été plus qu’exceptionnellement bon, le président pourra, avant l’estocade, ordonner sa grâce en présentant un mouchoir orange.

Quand le matador a fini de saluer, il ne reste plus au président qu’à sortir son mouchoir blanc afin d’ordonner l’entrée en piste du taureau suivant.

En fin de corrida, les matadors quittent l’arène l’un après l’autre, par ordre d’ancienneté. Si l’un d’entre eux a été particulièrement brillant, il sortira a hombros, sur les épaules de ses admirateurs. Peut-être – récompense suprême – sera-t-il autorisé à sortir par la Grande Porte. À Séville il devra pour cela avoir coupé trois trophées (soit trois oreilles, ou deux oreilles et une queue) au minimum ; à Madrid, deux trophées suffiront (étant généralement admis que si une seconde oreille madrilène et une seconde oreille sévillane ont environ la même valeur, la première oreille madrilène en a bien plus que la première oreille sévillane) ; ailleurs, c’est selon le sérieux de l’organisation, le niveau d’exigence et de compétence du public, les coutumes locales, etc.

Les protagonistes de la corrida

Le taureau

Le principal protagoniste de la corrida est le taureau : La corrida de toros se déroule dans une plaza de toros où le taureau est tué par un matador de toros.

L’élevage du taureau

À l’origine de la corrida, on se contente d’aller dans les élevages pour s’emparer des taureaux dont on peut supposer qu’ils sont les plus combatifs du troupeau. À partir du XVIIe siècle, la sélection se fait plus rigoureuse : quelques éleveurs commencent à sélectionner leurs taureaux spécialement pour les besoins de la corrida.

Aujourd’hui, les taureaux sont spécialement sélectionnés en fonction de leurs qualités supposées au combat et de leur masse corporelle (parfois plus de 600 kg, mais le plus souvent entre 480 et 550 kg).

Les ganaderías assurent un élevage dans des conditions d'isolement qui permettent de garantir que le taureau qui entre dans l'arène n'a jamais vu d'homme à pied (les éleveurs circulent exclusivement à cheval ou en véhicule). L'objectif est d'obtenir des taureaux « braves » (ce qui se reconnaît au fait qu'ils chargent à la plus petite provocation : soit parce que le torero empiète sur son terrain, soit à l'appel).

Afin d’obtenir les qualités recherchées, les vaches reproductrices sont sélectionnées au cours d’une épreuve appelée tienta (ou tentadero) : La vache affronte un picador muni d’une pique dont la puya est beaucoup plus petite que celle utilisée en corrida. Si elle fait preuve d’une « bravoure » suffisante elle est alors toréée à la muleta, soit par un matador qui profite de l’occasion pour s’entraîner. Souvent, le matador est suivi de toreros débutants qui essaient de se faire remarquer par les professionnels présents.

À la suite de la tienta, seules les meilleures vaches seront gardées pour engendrer les futurs combattants.

Les sementales (« étalons ») sont eux aussi sélectionnés au cours d’une tienta de machos, mais seulement au picador. Aucun capote, aucune muleta n’est utilisé.

Chaque semental voit mettre à sa disposition une quinzaine ou une vingtaine de vaches. Les premiers produits seront généralement envoyés dans des novilladas sans picadors, afin de permettre à l’éleveur d’être renseigné au plus tôt sur la validité de ses choix. Si ces premiers produits sont bons, l’éleveur est rassuré : le semental et ses vaches pourront être gardés définitivement. Sinon…

Dans les semaines qui suivent sa naissance, le veau sera marqué au fer : sur la fesse, le fer de l’élevage ; sur le flanc un numéro d’ordre ; sur l’épaule, le dernier chiffre de l’année de naissance. Sa naissance et son marquage seront consignés sur un registre, véritable registre d’état civil, à la disposition des autorités de l’État.

Jusqu’à son départ pour l’arène, le taureau vivra en quasi liberté dans les immenses prairies : si les latifundia du passé ont disparu, les élevages de taureaux continuent encore aujourd’hui de s’étendre sur plusieurs centaines, parfois milliers, d’hectares.

Chaque vache porte un nom ; traditionnellement, toutes ses fils porteront le même nom, ses filles porteront un nom en rapport. Ainsi, si une vache s’appelle « Andaluza », ses fils s’appelleront tous « Andaluz », ses filles s’appelleront « Andaluza », « Extremeña », « Aragonesa », mais aussi « Sevillana », « Granadina », « Cordobesa », etc.

Les principales ganaderías .

Les taureaux sont élevés dans des ganaderías (« élevages »). Parmi les ganaderías les plus connues on peut citer :

  • Miura : Les taureaux de cette ganadería sont généralement considérés comme les plus dangereux, les plus fougueux et les plus combatifs (ils sont aussi des animaux traditionnellement très hauts sur pattes ce qui en fait des adversaires difficiles à maîtriser). Cette ganadería s'honore d'avoir donné le plus grand nombre de taureaux graciés pour leur combativité. Fondée en 1849 par Antonio Miura, elle appartient encore aujourd’hui à Eduardo et Antonio Miura, descendants du fondateur. En 1879, le taureau de race navarraise Murciélago (« chauve-souris »), de la ganadería de Joaquín del Val, a été gracié pour sa combativité et ensuite offert à Antonio Miura. De lui descendent nombre de taureaux de cet élevage prestigieux. Mais le plus connu reste Catalán élu meilleur taureau du XXe siècle par l'ensemble des observateurs taurins. Un autre nom reste dans les mémoires est celui d'Islero, responsable de la mort de Manolete.
  •  Victorino Martín est le plus prestigieux des éleveurs de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle ; par sa sélection, et avec sans doute un peu de chance, il a réussi à récupérer la qualité d'un troupeau destiné à l'abattoir : les anciens albaserrada, de l'éleveur du même nom.

Pour l’anecdote, rappelons que Ferruccio Lamborghii, fondateur de la marque éponyme, était un grand amateur de corrida. L’insigne de la marque Lamborghini représente donc un taureau de Miura ; un modèle de voiture Lamborghini (la première voiture « de série » à moteur central) a été baptisé « Miura » ; en 2002 un modèle a été baptisé « Murciélago », du nom du taureau dont il est parlé ci-dessus.

L'éleveur est représenté pendant la course par son mayoral (régisseur ou intendant). Quand le lot de taureaux a été exceptionnel, on voit parfois le mayoral porté a hombros pour honorer son élevage.

Le prix d'un taureau de combat (qui comprend son transport jusqu'aux arènes) varie selon la taille et l'origine, mais on considère qu'il varie entre quelques milliers d'euros pour un novillo et plusieurs dizaines de milliers d'euros pour les plus réputés.

Le taureau dans l’arène

Taureau dans la place
Taureau dans la place

À la sortie du toril, il est marqué de la devise, flot de rubans de diverses couleurs, chaque ganaderia ayant sa propre devise.

Les principales qualités que l’on demande au taureau sont la bravoure, la noblesse et la caste.

  • Bravoure : qualité fondamentale du taureau de combat. La bravoure se manifeste par la promptitude du taureau à charger à la moindre sollicitation, par la répétition inlassable de ses charges, par l'abnégation dont il fait preuve face aux différents adversaires qui lui sont opposés, notamment le picador.
  • Noblesse : faculté qu’a le taureau de charger en ligne droite plutôt qu’en « zigzag », en baissant la tête. Certains éleveurs ont tellement recherché la noblesse au détriment de toute autre qualité que leurs taureaux en deviennent « sosos » (« stupides ») et enlèvent toute émotion au combat.
  • Caste : ce terme désigne à l’origine chacune des races de taureaux sélectionnés pour la corrida. On dira de tel élevage qu’il est de « caste vasqueña » pour dire qu’il descend de taureaux élevés par l’éleveur José Vasquez, ou de « caste vistahermosa » pour signifier qu’il descend de taureaux élevés par le Comte de Vistahermosa. Dans une seconde acception, on dira d’un taureau qu’il a de la « caste » pour indiquer que, d’une manière générale il présente toutes les qualités ou presque que l’on recherche chez le taureau.

Le matador

Le matador est le principal des toreros : comme son nom l’indique, il est chargé de tuer le taureau. Sa responsabilité recouvre :

  • les passes de capote (en même temps que ses peones) ;
  • amener le taureau au cheval (lors du tercio de piques) ;
  • les passes de muleta ;
  • la mise à mort par l’estocade et éventuellement le descabello.

Généralement, il y a six taureaux et trois matadors par corrida. Chaque matador combat donc deux taureaux : le matador le plus ancien combat les premier et quatrième, le deuxième par ordre d’ancienneté combat les deuxième et cinquième, le plus jeune combat les troisième et sixième.

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